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samedi 19 mars 2011

CIC: ON - TE - HAIT


On vient de faire le truc le plus stupide et rageant de notre voyage.
Comprenez: remontons il y a un mois au Laos.

Rencontre de plusieurs voyageurs, tous qui nous parlent de la province de Ratanakiri, les uns d'un parc national de toute beauté, les autres d'un lac de cratère bleu turquoise au détour d'une montagne.

Au cours de notre redescente vers la Thailande, nous décidons de revenir au Cambodge pour y revoir Angkor (Siem Reap) bien sur, mais aussi pour aller voir de nous memes la ptite lagune bleue.



Ratanakiri est au Nord-Est du Cambodge. Pour y aller, nous prenons un premier bus pour krati (9h dont 3 heures de minibus avec des cageots d'oeufs de poule qui fouettent vraiment).

On passe la nuit à Krati et décidons de repartir le lendemain vers Ban Lung.

A ce stade, nous disposons de 27 dollars (a peu pres 20 euros). Le bus nous coute 15 dollars, le déjeuner 8 dollars.
Stéphane, inspiré, décide de nous retirer de l'argent au distributeur du coin.

Echec.

"Exceeded your available funds" nous dit la machine.


Qu'on soit clairs, il nous reste de l'argent sur notre compte.

Mais pour une histoire compliquée de plafonds, nous avons de l'argent mais nous pouvons pas y toucher.

Et il faut bien que ce soit compliqué comme histoire pour que la banque préfère nous refuser des fonds que nous avons.

Imaginez sinon le monde que ce serait quand les gens commenceraient à excéder leur plafond hebdomadaire.
Un monde ou les gens pourraient disposer de leur argent?
Non, il faut donner crédit au CIC, ce monde là serait vraiment terrible.

On préfère largement un monde ou les gens sont dans la merde au Cambodge.
C'est la cinquième fois que la CIC nous fait le coup.

Bref, nous entendons qu'il y a un ATM a Ban Lung et nous avons deja payé le bus, on continue. A ce stade, il nous reste 4 dollars (2.8 euros). On achète une bouteille d'eau, plus que 3.5 dollars. On peut manger avec 3 dollars, mais difficilement dormir.

2 choix des lors:
- Les hotels demandent normalement un prépaiement, nous leur donnerons un passeport comme caution, et les paierons à la fin lorsque notre carte sera debloquée.
- Nous trouvons un hotel qui accepte la carte bleue. Aussi bizarre que ca puisse paraitre, nous ne pouvons retirer de l'argent, mais nous pouvons payer les commercants avec notre carte.


Apres 7 heures à 15 dans un van pour 6, sans clim, nous arrivons à Ban Lung.
Ban Lung est une petite ville du Cambodge. Personne n'a de terminal CB ici.

En fouillant dans le guide, on trouve deux "resorts" à plus de 2km de la ville.

Paradoxalement, on n'a pas de thunes, mais il faut qu'on crèche dans les hotels les plus chers histoire de les payer en carte, vu que c'est les seuls qui pourraient disposer de ce systeme...

Une cambodgienne nous prete son portable, les resorts ne répondent pas, et nous ne pouvons pas risquer 1 dollar pour y aller en tuk tuk et nous faire dire que l'hotel est complet et/ou qu'ils n'acceptent pas la CB.



Nous réessayons la carte bleue à la machine du coin... qui n'accepte pas les mastercards.
C'est tout ce que nous avons. Là, on est sérieusement dans la merde car il n'y a aucune chance qu'on puisse retirer de l'argent les jours prochains non plus.

3 dollars... y en a qui vont dormir sous les ponts!

A tout hasard, j'essaie mon ancienne CB de Barclays, mon compte anglais avec 0.5 sterling restants. Barclays accepte de me filer 20 dollars providenciels (15 euros).

SAUVES!!!!

On trouve un hotel à 5 dollars, on paye le bus pour repartir le lendemain matin à 15 dollars pour Phnom Penh. On a meme un extra!

C'est fou ce que l'argent peut tout compliquer quand on n'en a pas.

Resultat, 15h de bus apres, et 10h de plus à venir, tout ca POUR RIEN. Pas de lac de cratere, pas de ptites balades dans la brousse.

Merci la CIC.

Pour l'histoire, on citera quand meme le slogan de la CIC...



inspiring.

mardi 15 mars 2011

Sukhothai - Ayuthaya le gros paquet


Les autorités thai ont du entendre que nous prevoyions de dresser un top 10 des plus beaux sites vus dans notre voyage.
Et du coup, pour ne pas que la Thailande soit en reste, ils ont mis le gros paquet et nous ont envoyé à Sukhothai et Ayuthaya, deux villes au nord de Bangkok, et 2 anciennes capitales du Siam (ex Thailande).

Sukhothai nous a séduit pour ses immenses statues de Bouddha (boubou)entourées de ruines des temples qui les abritaient. Souvent, uniquement les piliers et quelques murs subsitent autout de Bouddha, ce qui donne l'effet bizarre, lorsque vu de coté, que Bouddha est aux cabinets.



La vieille ville d'Ayathuya, pour sa part, ressemble au Foro Romano à Rome, mais version Thai. Un complexe de temples, de boubous sans tetes, et de stupas (truc en forme de cloche enorme - egalement cense etre une espece de truc funeraire)














Stéphane persiste dans la voie du photographe type national geographique, n'oublions pas qu'il a feté ses 35 ans en decembre, et que la vieillesse le rattrape dans ce genre de passe temps. Quelques échantillons de son travail pour nos lecteurs plus agés.









Demain, bus pour Bangkok, un tres court arret là bas, puis on repart pour Angkor, que l'on veut revoir encore une fois.
35 degres ici, vive la vie!

dimanche 13 mars 2011

Laos - La Gaulle des très réductibles


Formidables moments au Laos, et surtout la découverte d'un pays bien différent de ses 2 capitales, Vientiane de fait, et Luang Prabang, de tourisme.

Ptites huttes en chaume et bambous, ptit marchés, montagnes, en fait le Laos, ca ressemble VRAIMENT aux villages Gaulois d'Obelix et Asterix.



Mais vu qu'on est pas tombés dedans lorsqu'on était petits, aucune potion ne nous permet d'empêcher sa destruction massive par les Chinois et Vietnamiens.

Tandis que les détestés Chinois construisent des barrages sur les eaux du Nam Ou (pas moins de 5 barrages prévus pour l'an prochain), détruisant les paysages les plus scéniques de cette riviere, les Viets déforestent du mieux qu'ils peuvent. Ils font malheureusement preuve de beaucoup de bonne volonté.

Pas de bon vieux Vercingetorix au Laos, plutot de hauts fonctionnaires d'état pressés de pouvoir se payer de grosses berlines et de betonner leurs maisons.

Le tourisme rapporte, c'est vrai, mais à plus long terme, or nous apprecions l'urgence de la situation qui pousse ces malheureux Laotiens à se déplacer plus vite dans un pays dont les infrastructures routières sont par ailleurs plutot inexistantes.




Qui ne rêve pas d'une Porsche pour aller jusqu'à la boulangerie du coin?

Bref, le Laos, allez-y maintenant, ou vous vous retrouverez bientot en zone occupee...


Maintenant dans le nord de la Thailande, où nous retrouvons les bus confortables, les gens qui sourient tout le temps, et les curry à la noix de coco.
Cool.


Avec ca, notez que nous avons également retrouvé un rythme de vie traditionnel, et avons laissé le très tran - qui - lle Laos.

A tel point qu'en se pressant de trop aujourd'hui, notre bus n'a pas pu freiner assez pour éviter de se crasher contre un gentil camion qui passait par là.
Pas de mort, juste un pare-brise un peu emietté...

Rien donc comparé au tremblement de terre Nippon que nous n'avons par ailleurs nullement ressenti. Pourvu que ca dure.

dimanche 27 février 2011

Vietnam - la reconciliation



Nous avions, il faut l'avouer, nos reserves sur le Vietnam.



Moins scenic que la Thailande, moins sympa que le Cambodge, et legerement plus oriente sur comment faire des sous grace aux touristes.



Nous etions partis au Laos pour quelques jours en attendant que les parents Planas fassent leur gentille apparition a Hanoi, afin de passer notre derniere semaine au Vietnam avec eux.

Serait ce que leur enthousiasme etait contagieux?















Ou est-ce parce qu'on avait garde le meilleur pour la fin? (baie d'halong, ile de cat ba, ninh binh)





Ou encore, de partager ce qu'on voyait nous a peut etre permis de voir ces sites avec du recul?


En tout les cas, notre derniere semaine au Vietnam a ete aux petits oignons. Super restos, ptite croisiere de toute beaute sur la baie d'halong, visite de grottes, pagodes, et anciennes villes imperiales... et surtout, la famille avec nous. Chouette.



On repart du Vietnam contents, de bons souvenirs, et de belles rencontres en tete.



Nous avons maintenant repris notre chemin vers le Laos. Presque nostalgiques du Perou lorsque nous nous sommes retrouves a 30 dans un minibus type toyota. Une locale sur une jambe de Stephane (ravie la bougre), la cage aux poules sur l'autre, et le bus tellement plein qu'il faut laisser la porte ouverte pour que les gens profitent du marche pied.

Folklo le Laos.

dimanche 20 février 2011

Luang Prabang - mieux vaut y etre que d'en partir






















De retour a Vientiane, et du coup branches internet, voir notre post precedent pour ceux qui ne comprendraient pas pourquoi. Dommage la super creperie du coin est fermee (Tyna creperie pour ceux qui comptent dormir a Vientiane), alors au lieu d'une galette, on envoie un peu de nos nouvelles.


Revenus de Luang Prabang ou nous avons passe 3 jours. Ville plutot etonnante, tres jolie, il s'agit de l'ancienne capitale du Laos, remplie de temples et de moines et entouree de montagnes et du Mekong.




Une atmosphere tres particuliere, sereine, se degage de la ville, pourtant 1ere destination touristique du Laos. Superbe.



Pour en repartir, nous avons pris un bus qui nous ramenerait a Vientiane. 10h de trajet en moyenne, mais pour nous un peu plus vu que notre bus "express" a joyeusement explose un des pneus sur la route.


Ptit picnic improvise sur l'herbe des bas cotes de la route, 40 degres ici, et on attend que le cric fasse son boulot.


A savoir que la route est tres sinueuse, et tourne beaucoup, pour le plus grand bonheur de nos voisins de bus, moins chanceux que nous, et installes sur des ptits tabourets en plastique, dans le couloir du bus entre deux rangees de sieges.


On ne sait pas pourquoi ils n'avaient pas reussi a avoir des sieges normaux, peut etre que le bus etait complet, mais ils en ont eu pour leur argent cependant, et nous aussi!


Il s'agissait d'une petite famille, la mere avec son nouveau ne dans ses bras, le pere avec une petite fille a ses pieds, et derriere leur premier fils, d'a peu pres 10 ans. Tous en file, puisqu'il n'y a evidemment pas de place dans le couloir pour aligner 2 tabourets.


Ce qui est formidable, c'est que les enfants ne sont pas ennuyes une seconde des 11 heures de trajet, puisqu'ils ont vomis tout du long!

Sympathique cependant, notre petit voisin a offert une offrande de riz a l'acide gastrique aux pieds de Stephane ravi.

Arrivee salvatrice a Vientiane, et nuit d'hotel, avant de reprendre un autre bus, cette fois ci, 24h (!) pour rejoindre les parents Planas a Hanoi.



Contents!

lundi 14 février 2011

Vientané, la ville ou on se fait chier


A Phnom Penh, nous nous etions rendus a l'evidence apres la rencontre de deux francaises au ptit dej: nous devenons lents.

Leur debit de paroles a la seconde nous a mortifie, nous, pauvres voyageurs. Impossible de suivre la conversation. On en est sortis avec un leger mal de tete.


Alors imaginez notre soulagement lorsque nous sommes arrives a Vientiane, la capitale du Laos. Nous redevenions les parisiens impatients, plus rapides que l'association nationale des Laotiens presses.














Imaginez l'avenue des champs elysees le 15 aout a 4h du matin. Et bien vous n'arriveriez meme pas a l'etat de desolation de la ville. Il n'y a personne. Seul nous, et les autres backpackers...et les vendeurs de noix de coco. Vientane, c'est tous les jours comme un dimanche d'ete. On regretterait presque la formule 1.


Jolis temples cependant et drole de replique de l'arc de triomphe.




On part demain pour Luang Prabang, et cette fois, ca va chier.

dimanche 6 février 2011

Coup de foudre à Hoi An - Coup de froid à Hué

2 villes impériales protégées par l'Unesco, l'une portuaire se spécialisant dans le commerce de céramiques, l'autre abritant les tombes, et cité interdite des empereurs de la lignée N'Guyen.















Superbe Hoi An et ses lanternes multicolores. Epargnée par les bombes et les années 60, la ville est restée telle qu'elle l'était au 18e. Formidables baraques en bois, marchés et echoppes résultant d'un métissage plutot réussi des influences nipponnes et chinoises.






Avec tout ca, on était déja plutot bien disposés envers cette ville. Et c'est là qu'on s'est arretés pour manger un ptit lunch. On s'est jamais relevés. Meme maintenant à Hanoi, notre panse est restée a Hoi An.


Le meilleur du meilleur de la gastronomie vietnamienne de la mort qui tue. Ces vietnamiens là vous transformeraient un Kloug en canard laqué aux ptits oignons.


Hoi An c'est trop bien.


On est partis tristes, mais déterminés de pouvoir encore rentrer dans nos pantalons. Arrivée à Hué pas glorieuse. Il fait nuit, froid, et le seul taxi du patelin n'accepte pas les Européens. Il fait tellement froid, et humide que la 1ere chose qu'on ait fait a Hue à été de s'acheter des pulls au supermarché. Le matelas de notre chambre d'hotel est mouillé, nous dormons donc dans nos duvets.

A défaut d'avoir chaud, nous sympathisons avec le gars de l'hotel, qui nous invite à célébrer le nouvel an chinois avec lui, son pere, son oncle, et son employé.


Comme sa mere et sa femme vivent à Hanoi, elles ne pouvaient pas etre de la partie. Dommage.

Disons donc que l'accent etait mis plus sur la boisson que la bouffe!

Il existe un proverbe au Vietnam qui dit que si un invité n'est pas saoul, il ne sera pas réinvité.


Meme dans la gloire de nos nuits au Pub n'avons nous pas atteints ce volume de biere/heure.


Il est de mise de ramener un cadeau a son hote, alors nous avions ramené une bouteille de Ricard trouvée dans une échoppe du coin.


Le Ricard a été religieusement placé sur l'autel dédié aux ancetres et nous avons fait une ptite priere encensée pour que le ricard soit bon et que l'hotel continue a prosperer malgre les litrons de biere. Cool.


En partant, on avait achete un paquet de ptits beurres, et avons fait une ptite priere pour nous cette fois ci, histoire d'avoir plus de soleil dans nos voyages...


a suivre!